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Un peu d’histoire (suite)



Voici les principaux évènements qui ont marqué notre association de 1969 à 1980. La quête continuelle vers la reconnaissance professionelle

C’est en mai 1969, sous la présidence de M. Noël Piché, que l’AMBLQ demande officiellement qu’un représentant du bureau de direction de notre association siège au jadis Bureau des Examinateurs de la province de Québec. Cette demande est acceptée officiellement par le bureau des examinateurs le 7 janvier 1970. En 1970, l’AMBLQ décide également de mettre sur pied son propre comité de mesurage. Ce comité ayant comme fonction d’analyser les normes et de proposer des modifications visant à améliorer le système de mesurage québécois. Ces suggestions vont du format sur lesquels on devrait retrouver le manuel des normes au contrôle des numéros de formulaires par le ministère et le nombre de copies.

Le 20 janvier 1970, le président Piché écrit au Ministre Maurice Bellemarre, ministre du travail et de la main d’œuvre, pour lui faire part qu’en assemblée Générale de septembre 1969, les membres ont voté une résolution pour que L’Association change de nom et devienne «L’association des techniciens forestiers du Québec». En cette même année, l’AMBLQ organise des cours de rappel au coût de $75.00 pour les membres et $85.00 pour les non-membres. Ces cours se donnent à la forêt Montmorency. C’est le 20 avril 1970 que l’Association des techniciens forestiers voit le jour. Dans ces débuts, cette association créé par les membres et avec l’appui des administrateurs de l’AMBLQ, a comme objectif de remplacer graduellement l’AMBLQ en considérant que le nom serait plus représentatif considérant les nouvelles techniques de mesurage à l’étude au Ministère et qui touche le développement du système masse/volume. Les 2 associations se confondent jusqu’au 31 décembre 1971 date à laquelle l’association des techniciens forestiers devient autonome et récolte indépendamment les cotisations de ses membres. Les principales raisons qui ont entraîné la création de cette nouvelle association sont : a) regrouper les membres qui ne pratiquent pas de mesurage ; b) la venue sur le marché du travail de techniciens forestiers ; c) cette association représenterait plus adéquatement ceux dont les tâches touchent l’interprétation de photo aérienne, l’exécution d’inventaire forestier ; d) la possibilité pour ces membres d’adhérer en bloc à l’association des techniciens professionnels qui compte déjà 7,000 membres.

Nous pouvons vite comprendre que cette soudaine cession dans notre association a résulté en une baisse soudaine du nombre de membres. En 1972, l’association compte 708 membres. Sous la présidence de M Richard Gallagher, l’association dépose un mémoire à la Commission Parlementaire des Richesses Naturelles et des Terres et Forêts. Ce mémoire exprime le point de vue de l’AMBLQ sur la réforme de la politique forestière québécoise. En particulier, l’AMBLQ met en garde le gouvernement devant son intention d’utiliser une évaluation d’inventaire de bois debout pour remplacer le système de mesurage des bois abattus pour appliquer la perception des redevances et le contrôle de l’exploitation forestière. L’AMBLQ met en évidence dans son mémoire que le système de mesurage demeure justement le meilleur moyen de valider les estimés de bois debout et demeure une base plus solide pour l’évaluation juste des volumes de bois servant autant dans la rémunération des travailleurs forestiers, des ratios de productivité des usines que dans la perception des droits de coupe.

En 1974, l’AMBLQ compte 687 membres. Le comité de mesurage devient le comité consultatif sous la présidence de M. Rosaire Arsenault. En 1975, l’AMBLQ projette toujours de faire amender le «bill 150». Elle est toutefois dans l’attente du processus de révision du code des professions et elle décide de déployer d’avantage ses efforts au recrutement volontaire des mesureurs et à la révision de son code d’éthique. Le 21 février 1976, L’AMBLQ a rempli et envoyé le formulaire de demande de constitution en corporation professionnelle. L’exécutif de l’AMBLQ rencontra le comité de travail de l’Office des Professions du Québec mardi le 4 octobre 1977.

De 1975 à 1977, la firme d’ingénieurs forestiers Dumont, Blais, McNeil et Associés est mandaté par le gouvernement pour effectuer une vaste étude du mesurage des bois abattus au Québec. Cette étude en 3 phases a permis de rédiger un rapport comptant 53 recommandations qui ont entraîné des changements administratifs important à la division mesurage et facturation du MRN. Il est important de se rappeler que dans la 2ème partie de cette étude, cette firme d’ingénieurs recommande que l’Association des mesureurs de bois du Québec soit reconnue comme corporation professionnelle par l’Office des professions du Québec et devienne responsable vis-à-vis du public de la compétence de ses membres.

Le 6 décembre 1978, le ministre des Terres et Forêts, Yves Bérubé, répond à la demande faite par Jacques Bourdages, président de l’AMBLQ, qu’il ne peut intervenir en sa faveur auprès de l’Office des professions. Cependant, il prend note de la suggestion de modifier la loi des mesureurs et exprime son intention de mettre en place un comité de révision. Ce comité est finalement composé uniquement de fonctionnaires et les recommandations de L’AMBLQ ne sont pas retenus dans les modifications de la loi.

Le 31 mars 1979, l’Office de professions du Québec ne recommande pas au gouvernement de régir les mesureurs par le code des professions. Elle recommande de continuer de régir les mesureurs sous la loi des mesureurs de bois. Pour les membres, on peut comprendre que c’est une grande déception. On voit que, malgré l’avis d’experts dans le domaine forestiers, malgré l’appui de l’industrie forestière, des travailleurs forestiers et des propriétaires de forêts privés, l’AMBLQ est laissé emprisonnée par une loi qui l’empêche d’obtenir l’autonomie nécessaire pour garantir la protection que le public lui demande. Sur le terrain, en forêt, comme en usine, les mesureurs autonomes, les mesureurs à l’emploi de firme de mesurage, les mesureurs à l’emploi de l’industrie, les mesureurs vérificateurs, tous s’entendent pour dire que le contrôle par la seule loi des mesureurs de bois ne suffit pas. En aucun cas, le gouvernement a les ressources et la volonté d’intervenir dans les litiges entre l’exploitant et l’acheteur. Le gouvernement n’a d’intérêt, et nous le comprenons, que dans la gestion des droits de coupe et des volumes récoltés. Si l’AMBLQ entreprend les mêmes démarches depuis 1950 c’est certainement parce qu’il y a un besoin réel de légiférer pour enfin assurer la protection du public.


(A suivre, les années 1980...)



Luc Fortin,ml
Secrétaire trésorier de l'AMBLQ