Mesureur_?

Les Congres_2005 La faq


s'associer

Album à

Un peu d’histoire (suite)



Voici les principales activités de notre association de 1956 à 1969. Vous allez découvrir comme moi à quel point les préoccupations de notre association demeurent inchangées.

En 1956, l’AMBLQ demande au Service Forestier du Ministère des Terres et Forêts (MTF) de faire en sorte que les mesureurs de bois soient formés davantage en mesurage et classification des bois feuillus.
En 1957, le président, M. Albert J. Larouche, rencontre le ministre des Terres et Forêts pour discuter des conditions de travail des mesureurs de bois du Québec. Cette démarche porte fruit car le salaire des mesureurs à temps plein au Service du ministère ont vu leur salaire majoré de $1.00 par jour… ce qui est bon à l’époque ! .

En octobre 1960, l’AMBLQ demande pour une première fois à l'Assemblée législative, de modifier l’article 14 de la Loi (Chapitre 147, Geo VI 1950). Depuis 1950, l’article de la loi se lit comme suit:


Seules les personnes faisant partie de l’Association, en conformité de la présente loi, pourront prendre, porter ou employer le titre ou se prévaloir du Titre "Mesureur licencié" ("Certified Culler") et mettre après leur nom les initiales "ml" ou "cc" La proposition présentée comme projet de modification à cette loi est la suivante:
Sur réserve des prérogatives du Ministère des Terres et Forêts d’accorder ou d’annuler tout permis de mesureur de bois octroyé en vertu de l’article 11, Section 3, chapitre 94 de la présente Loi, seules les personnes membres en règles de l’Association des mesureurs de bois et ayant préalablement obtenu le permis du Ministère des Terres et Forêts en conformité de la présente Loi, pourront établir le volume des bois pour fins officielles, et porter ou employer le titre ou se prévaloir du titre de"Mesureur Licencié" (Certified Culler") et mettre après leur nom les initiales "ml" ou ("cc")
En outre, tout détenteur d’un permis de mesureur de bois, octroyé par le ministre, peut devenir membre de l’Association des mesureurs de bois licenciés, à la condition qu’il se conforme aux règlements décrétés par ladite Association, en conformité de la "Loi des mesureurs de bois" S.R.Q. 1941, chapitre 94. Toute contravention à la présente disposition entraînera les mêmes peines que celles prévues à l’article 15 de la présente loi.

Vous remarquerez que la seule différence entre la loi existante et l’amendement proposé est de rendre obligatoire l’adhésion à L’AMBLQ pour exercer légalement la fonction de mesureur de bois. Le 6 décembre 1961, l’honorable Bona Arseneault, ministre des Terres et Forêts, réponds aux conseils de l’AMBLQ qu’il n’a pas l’intention de présenter ce projet d’amendement à la loi car il ne croit pas à la solidarité de nos membres allant même jusqu’à suggérer, sans preuves, que certains de nos membres étaient contre cette idée. L’AMBLQ se lance immédiatement dans une vaste campagne de recrutement et d'appui.
En octobre 1961, il y avait 3,292 mesureurs de bois sur la liste officielle du MTF. Sur ce nombre, on comptait 1429 mesureurs actifs dont 1072 à l’emploi de l’industrie et 357 au gouvernement. L’AMBLQ envoi 3292 formulaires de sondage. Elle obtient 1576 réponses. Sur ce nombre, 1474 mesureurs étaient pour l’amendement ; 97 étaient contre alors qu’il y avait 5 indécis. Fort de ces résultats, l’AMBLQ se lance dans une véritable saga judiciaire. Elle obtient l’appui des ingénieurs forestiers, de différents députés, de l’Union Catholique des Cultivateurs ainsi que de quelques industries. Elle engage les services d’un procureur en la personne de Maître Jacques l’Heureux. Le projet d’amendement est enregistré au greffe des bills privés de l’Assemblée législative. (Bill no 135). En mars 1962, Maître l’Heureux dépose un mémoire adressé au Premier ministre, l’honorable Jean Lesage. Malgré des efforts intenses pendant le 3 années suivantes, le projet d’amendement ne sera jamais présenté en Assemblée législative et n’est donc jamais soumis aux bons jugements de nos députés.

En janvier 1963, l’AMBLQ présente une résolution au MTF demandant que le mesurage et la classification des billes destinées au sciage et au déroulage des bois feuillus soit fait exclusivement par un mesureur de bois. L’AMBLQ demande également que le candidat au permis de mesureur de bois ait obtenu un minimum de 100 heures de travaux pratiques avant d’obtenir son permis.

A partir de 1965, l’AMBLQ perd beaucoup au niveau de sa représentativité auprès des mesureurs de bois. Si en 1961, 50% des mesureurs actifs étaient membres de l’AMBLQ, en 1965, on n’en compte plus que 30 %. L’AMBLQ dépose à nouveau sa requête d’amendement mais au niveau du bill privé cette foi. Le projet n’est toujours pas présenté en Assemblée Législative. Les membres sont déçus devant l’échec de voir leur charte modifier ; les uns accusent indûment l'AMBLQ d’inertie, les autres l'accusent de ne protéger que les intérêts de l’industrie. Des mesureurs tentent de partir de nouveaux regroupements. On entend alors parler de former l’Association des techniciens forestiers, et d'affiliation à un syndicat. Tout cela ne fait que démoraliser le moral de ceux qui ont donné tellement d’efforts pour faire préserver et accroître le rôle L’AMBLQ dans le contrôle et le développent du mesurage au Québec.

Pourtant, l’AMBLQ continue ses activités. Il y a toujours eu heureusement, au sein de l’AMBLQ, des membres énergiques prêts à défendre les intérêts de tous les mesureurs de la province. Le 31 mars 1969, L’AMBLQ organise un cours de rappel de 4 jours portant sur l’ensemble des activités de mesurage au Québec. 67 mesureurs suivent ce cours à la forêt Montmorency. On y parle bien sûr des méthodes de mesurage (tables de fréquences et tarifs de cubage en Pi3) mais également, d’inventaire forestier, d’opération intégrée, de possibilité annuelle, de classification des bois ronds et des bois sciés, de photogrammétrie, de rédaction de rapport et de supervision de mesureurs.
(Suite de l'historique...)


Luc Fortin,ml
Secrétaire trésorier de l'AMBLQ